EXTRAIT DE LA PUBLICATION de la 36e édition de l'Observatoire de la Presse et des Médias
Une diffusion qui s’érode, mais reste massive
En 2025, la presse payante grand public franchit le seuil des 2,48 milliards d’exemplaires diffusés en France, soit un léger repli de 2,3 % sur un an. Un niveau qui reste élevé, mais qui confirme une tendance structurelle à la baisse, déjà observée ces dernières années.
Cette évolution n’est pas homogène. La presse quotidienne, qui concentre encore près de 1,4 milliard d’exemplaires, enregistre un recul limité (-2,1 %), masquant toutefois des disparités fortes entre segments. La presse quotidienne nationale tire son épingle du jeu avec une progression (+3,4 %), tandis que la presse régionale recul davantage (-5,3 %), reflet d’un modèle encore fortement ancré dans le papier.
Du côté des magazines, la tendance est également orientée à la baisse (-2,4 %), même si certaines catégories résistent mieux. Les titres d’actualité générale ou économiques progressent, quand d’autres segments comme la presse télé ou la presse people, enregistrent des reculs plus significatifs.
Mais un point clé demeure : ces volumes reposent encore très largement sur la diffusion payée print, qui constitue le socle du marché.
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Dans ce contexte, le point de vente reste un maillon clé de la chaîne de valeur. Il ne se contente pas de distribuer : il met en visibilité, déclenche l’achat et contribue directement à la performance des titres.
Enfin, si les audiences digitales atteignent des niveaux massifs, elles ne se traduisent pas mécaniquement en revenus équivalents. À l’inverse, la diffusion payée print reste une source de valeur immédiate et tangible pour les éditeurs.
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Dans ce contexte, le point de vente joue un rôle plus stratégique que jamais. Il reste le lieu où se matérialise la décision d’achat, où les titres se découvrent, se comparent et se choisissent.
Plus qu’un simple canal de distribution, le réseau de vente est un véritable accélérateur de diffusion : il soutient les ventes, renforce la visibilité et participe activement à la performance des titres.
Pour les éditeurs, l’enjeu n’est donc pas d’opposer print et digital, mais de réinvestir pleinement le potentiel du print, là où il crée de la valeur immédiate : en point de vente.
C’est précisément là que se joue aujourd’hui une partie de la croissance. Dans un marché sous tension, chaque exemplaire compte, chaque mise en avant peut faire la différence.
Mieux informer, mieux équiper et mieux activer les marchands de journaux n’est plus un “plus” : c’est un levier direct de performance.